Contes de Noël

Traces de Dieu

Avant de passer dans la Vie éternelle, un homme fait halte au sommet d’une montagne et regarde le chemin de sa vie.

Il sourit, il voit deux traces cheminant côte à côte.

« Seigneur, merci, tu m’as accompagné tout au long de ma vie ! »

Il regarde encore, son front s’assombrit

Dans les moments difficiles, les moments boueux, les moments épineux, il ne voit plus qu’une trace.

« Seigneur, je vois Ta trace et la mienne, mais dans les moments difficiles, il n’y a plus qu’une trace, Tu m’as abandonné ! »

« Homme de peu de foi, dans les moments difficiles, Je te portais sur Mon dos ! »

 

Si tu vas au bout du monde, tu trouves les traces de Dieu

Si tu vas au fond de toi, tu trouves Dieu lui-même

Ceci ressemble à un conte de Noël, mais c’est peut-être une histoire vraie.
Chaque année on ressort du placard les décorations de Noël ainsi que tous les personnages en terre cuite de la Nativité. Cette année là l’un des bergers est endommagé par son long séjour en boîte. Sa jambe est cassée et, par malheur, c’est le berger préféré du petit garçon. Vous savez, c’est le berger qui porte un agneau sur ses épaules… Il en faut au moins un dans toutes les crèches qui se respectent.

Le petit garçon est bien triste. Il lui est impossible de recoller la jambe cassée du berger qui ne peut pas tenir sur une seule jambe.
Que faire ? Le petit garçon n’en a pas vu un pareil au magasin.

Sa mère, qui a l’esprit pratique et une plus longue expérience que son fils, lui dit alors :
« Essaie d’appuyer ton berger sur le berceau du petit Jésus, peut-être qu’il pourra ainsi tenir. »
Le jeune garçon essaie et revient en courant vers sa mère en disant :
« Maman, cela marche, mon berger tient bien ! »

La maman ajoute alors :
« Tu vois, pour nous c’est pareil, on ne tient bien que si on s’appuie sur Jésus. »

Envoyé par Marie (Nantes)

Ceci ressemble à un conte de Noël, mais c’est peut-être une histoire vraie.
Chaque année on ressort du placard les décorations de Noël ainsi que tous les personnages en terre cuite de la Nativité. Cette année là l’un des bergers est endommagé par son long séjour en boîte. Sa jambe est cassée et, par malheur, c’est le berger préféré du petit garçon. Vous savez, c’est le berger qui porte un agneau sur ses épaules… Il en faut au moins un dans toutes les crèches qui se respectent.

Le petit garçon est bien triste. Il lui est impossible de recoller la jambe cassée du berger qui ne peut pas tenir sur une seule jambe.
Que faire ? Le petit garçon n’en a pas vu un pareil au magasin.

Sa mère, qui a l’esprit pratique et une plus longue expérience que son fils, lui dit alors :
« Essaie d’appuyer ton berger sur le berceau du petit Jésus, peut-être qu’il pourra ainsi tenir. »
Le jeune garçon essaie et revient en courant vers sa mère en disant :
« Maman, cela marche, mon berger tient bien ! »

La maman ajoute alors :
« Tu vois, pour nous c’est pareil, on ne tient bien que si on s’appuie sur Jésus. »

Envoyé par Marie (Nantes)

Un sourire qui vaut de l’or.

Il était une fois un vieux berger qui aimait la nuit, son silence, son ciel parsemé d’étoiles.
Ces étoiles, il les connaissait par leur nom.
En les regardant, il disait souvent à son petit fils :

  • Il va venir.
  • Quand viendra-t-il ? demandait l’enfant.
  • Bientôt !

Les autres bergers riaient.

  • Bientôt !… Tu répètes cela depuis des années ! » Mais le vieux berger ne les écoutait pas.

Une seule chose l’inquiétait, son petit-fils aussi commençait à douter.
Et quand lui ne serait plus là, qui donc redirait aux plus jeunes ce que les prophètes avaient annoncé depuis toujours ?
Ah ! S’il pouvait venir bientôt ! Son cœur était tout rempli de cette attente.

  • Portera-t-il une couronne en or ? demanda soudain le petit-fils ?
  • Oui ! Certainement.
  • Et une épée d’argent ?
  • Pour sûr !
  • Et un manteau de pourpre ?
  • Peut-être.

Et le petit-fils semblait heureux.
Assis sur un rocher, le garçon jouait de la flûte. Le vieux berger écoutait attentivement la mélodie simple et pure : l’enfant s’exerçait jour après jour, matin et soir pour être prêt quand le roi viendrait.

  • Serais-tu prêt à jouer pour un roi sans couronne, sans épée et sans manteau de pourpre ? » demanda un jour le berger.
  • Ah non ! répondit son petit-fils.
    Un roi sans couronne, sans épée et sans manteau, est-ce un roi ?

Pourrait-il me récompenser pour mon chant ? C’est de l’or et de l’argent que je veux !
Il voulait que les autres ouvrent de grands yeux et le regardent avec envie.

Le vieux berger était triste. Il se demandait qui donc aurait le coeur assez pur pour accueillir un roi sans couronne et sans richesse.

Cette nuit-là apparurent alors les signes qu’il attendait. Le ciel était plus lumineux que d’habitude et au-dessus de Bethléem brillait une belle étoile. Des anges vêtus de lumière proclamaient une joyeuse nouvelle :

N’ayez pas peur ! Aujourd’hui vous est né un Sauveur !

Le jeune berger se mit à courir au-devant de la lumière. Sous son manteau, tout contre sa poitrine, il sentait sa flûte. Il arriva le premier et regarda l’enfant nouveau-né. Celui-ci, enveloppé de langes reposait dans une mangeoire. Un homme et une femme le contemplaient, tout heureux. Le grand-père et les autres bergers arrivèrent bientôt et tombèrent à genoux devant l’enfant.
Était-ce là le roi qu’on lui avait promis ?
Non ! Ce n’était pas possible, ils se trompaient. Jamais il ne jouerait son chant ici ! Et très déçu, il repartit et plongea dans la nuit.
Il ne vit même pas la lumière qui grandissait autour de la grotte.
Soudain, il tendit l’oreille. Quels sont ces pleurs dans la nuit ?
Mais il ne voulait rien entendre et pressa le pas pour s’éloigner. Les pleurs continuaient.
Et si c’était l’enfant qui m’appelle, se dit-il

N’y tenant plus. Il rebroussa chemin, il vit alors Marie, Joseph et les bergers qui s’efforçaient de consoler l’enfant. Il ne pouvait plus résister !
Tout doucement. Il tira sa flûte de sous son manteau et se mit à jouer pour l’enfant. Et tandis que la mélodie s’élevait, toute pure, l’enfant se calma et le dernier sanglot s’arrêta dans sa gorge. Il regarda le jeune berger et se mit à sourire.
Et alors celui-ci comprit dans son cœur que ce sourire valait tout l’or et tout l’argent du monde.

Conte envoyé par Joëlle L. – Belgique

Lorsque les bergers s’en furent allés et que la quiétude fut revenue, l’enfant de la crèche leva sa tête et regarda vers la porte entrebâillée. Un jeune garçon timide se tenait là… tremblant et apeuré.

– Approche, lui dit Jésus. Pourquoi as-tu si peur ?

-Je n’ose… je n’ai rien à te donner, répondit le garçon.

-J’aimerais tant que tu me fasses un cadeau, dit le nouveau-né.

Le petit étranger rougit de honte.

-Je n’ai vraiment rien… rien ne m’appartient ; si j’avais quelque chose, je te l’offrirais… regarde.

Et en fouillant dans les poches de son pantalon rapiécé, il retira une vieille lame de couteau rouillée qu’il avait trouvée.

-C’est tout ce que j’ai, si tu la veux, je te la donne.

-Non, rétorqua Jésus, garde-la. Je voudrais tout autre chose de toi.

J’aimerais que tu me fasses trois cadeaux.

-Je veux bien, dit l’enfant, mais que puis-je pour toi ?

– Offre-moi le dernier de tes dessins.

Le garçon, tout embarrassé, rougit. Il s’approcha de la crèche et, pour empêcher Marie et Joseph de l’entendre, il chuchota dans l’oreille de l’enfant Jésus :

-Je ne peux pas… mon dessin est trop moche… personne ne veut le regarder !

– Justement, dit l’enfant dans la crèche, c’est pour cela que je le veux… Tu dois toujours m’offrir ce que les autres rejettent et ce qui ne leur plaît pas en toi.

Ensuite, poursuivit le nouveau-né, je voudrais que tu me donnes ton assiette.

– Mais je l’ai cassée ce matin ! bégaya le garçon.

-C’est pour cela que je la veux… Tu dois toujours m’offrir ce qui est brisé dans ta vie, je veux le recoller…

Et maintenant, insista Jésus, répète-moi la réponse que tu as donnée à tes parents quand ils t’ont demandé comment tu avais cassé ton assiette… Le visage du garçon s’assombrit, il baissa la tête honteusement et, tristement, il murmura :

-Je leur ai menti… J’ai dit que l’assiette m’avait glissé des mains par inadvertance ; mais ce n’était pas vrai… J’étais en colère et j’ai poussé furieusement mon assiette de la table, elle est tombée sur le carrelage et elle s’est brisée !

-C’est ce que je voulais t’entendre dire ! dit Jésus. Donne-moi toujours ce qu’il y a de méchant dans ta vie, tes mensonges, tes calomnies, tes lâchetés et tes cruautés. Je veux t’en décharger… Tu n’en as pas besoin… Je veux te rendre heureux et sache que je te pardonnerai toujours tes fautes.

Et en l’embrassant pour le remercier de ces trois cadeaux, Jésus ajouta :

-Maintenant que tu connais le chemin de mon Cœur, j’aimerais tant que tu viennes me voir tous les jours…

Traces de Dieu

Avant de passer dans la Vie éternelle, un être humain, femme ou homme, on ne sait pas, une personne fait halte au sommet d’une montagne et regarde le chemin de sa vie.

Un sourire naît sur son visage : sur le chemin de sa vie, deux traces avancent côte à côte. « Seigneur, merci, tu m’as accompagnée tout au long de ma vie ! »

Mais en regardant encore, son front s’assombrit. Dans les moments difficiles, les moments boueux, les moments épineux, une trace, une seule trace est visible !

« Seigneur, je vois Ta trace et la mienne, mais dans les moments difficiles, il n’y a plus qu’une trace. Tu n’étais plus là ! Tu m’abandonnais !»

« Ta foi est bien faible ! Dans les moments difficiles, Je te portais sur Mon dos ! »

 

Si tu vas au bout du monde, tu trouves les traces de Dieu

Si tu vas au fond de toi, tu trouves Dieu lui-même

Le poids d’un flocon de neige, le poids d’un sourire

Trois oiseaux parlent dans la nuit.
« Savez vous combien pèse un flocon de neige ? » demande le rouge-gorge.
Rien » répond la corneille.
« Pourtant, dit le rouge-gorge, une nuit, j’étais blotti sur la branche d’un sapin. Il s’est mis à neiger. Il n’y avait pas de vent, les flocons tombaient doucement, en flottant. Moi, sur ma branche, je les regardais et comme je n’avais pas sommeil, je comptais ceux qui tombaient sur la branche où j’étais blotti.
Dix mille flocons, cent mille, rien ne bougeait dans la nuit, sauf les flocons qui voletaient.
2 345 678 flocons et rien ne se passait !
Le 2 345 679ème flocon est arrivé, il était comme les autres, il ne pesait rien. Mais quand il s’est posé, la branche a cassé… »
Ayant parlé, le rouge-gorge attend l’explication.
La colombe, celle qui avait porté le rameau d’olivier, suggère alors:
« Un sourire ne pèse rien non plus, combien en faudra-t-il pour briser l’engrenage de la violence ? »

Un grand-père raconte à son petit-fils que rien n’est plus beau qu’un arbre! – Regarde les arbres comme ils travaillent.
– Qu’est-ce qu’ils font, grand-père ?
– Ils rattachent la terre au ciel. Et cela, c’est très difficile. Vois-tu, le ciel est si léger qu’il est toujours sur le point de prendre la fuite. S’il n’y avait pas d’arbres, il nous dirait adieu, le ciel. Alors il ne nous resterait qu’à mourir. Mais heureusement il y a les arbres…
Regarde ce tronc rugueux; tu vois ? C’est comme une grosse corde. Il y a même des nœuds dedans. Mais à chaque bout, les fils de la corde se desserrent et s’élargissent pour s’accrocher au ciel et à la terre. On les appelle des branches en haut et des racines en bas. Mais c’est la même chose. Toutes deux sont irriguées secrètement par la même sève. Les racines cherchent leur chemin dans le sol de la même manière que les branches cherchent leur chemin dans le ciel.
– Mais, grand-père, c’est plus difficile d’entrer dans le sol que de monter dans le ciel!
– Eh non, mon fils. Si c’était vrai, les branches seraient droites. Et vois comme elles sont tordues sur le vieux pommier! Elles doivent aussi chercher leur chemin. Elles poussent, elles changent de direction, elles supportent les intempéries, les tempêtes de la vie…
Plus les branches montent haut, plus les racines sont profondes! Comprends-tu cela ?
– Oui, et pourtant seules les branches sont visibles!
– Tu as raison : l’essentiel est invisible aux yeux.
Ce petit récit nous rappelle que nous sommes aussi des voyageurs entre la terre et le ciel, et que pour grandir, nous devons nous souvenir de nos racines.
P. Paul PREAUX

Dans un monde blessé, déchiré et meurtri par la vio­lence, comment accueillir l’espérance qui est donnée à Noël dans la fragilité d’un petit enfant ?

Voici une chronique un peu dif­férente de l’habitude. C’est un conte de Noël. Pas pour vous bien sûr, car il y a bien longtemps que vous ne lisez plus de conte… Non, il est pour vos enfants, vos neveux ou vos nièces.

Imaginez un enfant qui, au saut du lit, fait sa prière :

« Bonjour Jésus ! Tu sais, ce matin, ma prière ne sera pas celle de tous les jours. Je voudrais te raconter un rêve, mon rêve de cette nuit. Et à qui le raconter sinon à toi ? Les copains se moqueraient sûrement de moi. Mais toi, Jésus, tu m’aimes et me comprends.

Dans mon rêve, il faisait noir, très noir. C’était je crois en Israël. Tu te souviens ? Tu as choisi ce pays pour naître comme un homme.

Dans le ciel, il se passait quelque chose d’étonnant. Les étoiles éclataient en poudre de lumière. Et il y en avait tant que par moment dans le noir de la nuit on se croyait en plein jour.

La nuit où tu es né, les Rois mages avaient une étoile, une seule, pour les guider. Elle les conduisait au-dessus de la grotte, cette grotte que tes parents avaient choisie comme abri.

Mais dans mon rêve, les étoiles éclataient. C’était beau mais j’avais un peu peur.

D’habitude, les étoiles veillent dans le ciel. Elles baissent leurs paupières lorsque celui qui leur donne la lumière ouvre ses yeux de feu.

Allongé dans le sable, je voulais découvrir le mystère des étoiles qui éclatent… quand soudain, derrière moi, un bruit effroyable ! C’était un char, un monstre de fer crachant du feu tel un dragon !

Ah ! Je sais que les dragons n’existent pas, mais je sais aussi que les hommes savent inventer ce que toi, tu n’as pas créé !

C’était ce dragon qui lançait des étoiles. J’ai compris alors pourquoi elles éclataient. Ce n’était pas les tiennes, mais celles des hommes. Les tiennes veillent sur nous, et celles des hommes détruisent. L’étoile des rois mages annonçait la paix, et celles des hommes annoncent la guerre.

Mais voilà que soudain il y eut un grand silence. Les étoiles n’éclataient plus. Elles restaient fixes dans le ciel. Il y en avait… il y en avait… Et le dragon de fer s’était immobilisé.

Cet alors que je vis une immense armée se dirigeant dans la même direction. Les uns jetaient leurs armes, les autres abandonnaient leur dragon.

“– Eh ! où allez-vous ?

– Il paraît qu’une femme vient de mettre au monde un enfant, me dit l’un d’eux. Là-bas, dans la carcasse d’une voiture abandonnée. Nous allons voir, car il se passe quelque chose d’étrange : nos obus deviennent des étoiles, depuis que cet enfant est né.”

Dis, Jésus, cet enfant, dans la vieille voiture, est-ce que ce n’était pas toi ? Dis, Jésus, c’était toi, hein ?! »

À bientôt.

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri Évêque de Gap et d’Embrun