Secours Catholique

Positionnement et Repères à l’Action

 

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Message du 09/06/2016

Nous ne laisserons pas tomber les demandeurs d’asile du briançonnais !

Arrivés cet automne depuis Calais et après une longue errance, ils commençaient à se reconstruire à Briançon et doivent déjà partir ailleurs.
Nous pensons que nous pouvons accueillir autrement, avec plus de dignité et d’humanité ces hommes et ces femmes qui ne sont pas des pions.
Une pétition est en ligne. Des courriers à l’Etat et aux élus se préparent.
Vous pouvez nous aider en signant et/ou en témoignant. C’est par là :
Le plus grand mouvement citoyen mondial en ligne pour le changement

 

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Journée Nationale du Secours Catholique   15 Novembre 2015

Secteur de Briançon :

Petit mot d’accompagnement au moment des offices :

Chaque jour qui passe, s’alourdit d’une charge d’événements tragiques qui par leurs violences, l’horreur qu’ils suscitent semble insurmontables et peuvent laisser place au fatalisme, à la haine, à la peur de l’autre et parfois à l’indifférence.

Malgré cela, une armée (on peu la nommer comme cela) de personnes généreuses, engagée s’est toujours levée et se lèvera toujours pour que jour après jour, actions après actions, même si le quotidien y mêle des embuches aller à l’autre, l’écouter, l’accompagner, l’aider.

Convaincre que la peur de ce qui n’est pas soi, ouvre la porte de ce que représentent les différences.

Nous avons le bonheur, certains diront la chance d’être à un moment de notre vie, éclairés pour agir ici où là mais aussi pour entendre et poser une main fraternelle sur l’épaule des plus fragiles, des plus isolés. Accompagner ceux qui discernaient un projet, l’envie d’améliorer un quotidien devenu difficile.

 

Le Secours Catholique du Briançonnais c’est2400 visites d’accueil par an, 22 bénévoles, une équipe paroissiale aidante, un lien étroit avec les autres associations et les services sociaux.

Pour partage un gouter récréatif, un moment pour parler ; RDV demain après- midi salle Ste Thérèse à 14h30

Merci à vous de faire bon accueil à nos demandes de dons

 

Secours Catholique : pendant l’été, Brin de Causette reste ouvert les mardis, avec distribution alimentaire, du 20 juillet au 31 août inclus. La Boutique solidaire du Square ferme du lundi 20 juillet inclus à fin août. Ouverture lundi 31 août.

 

Juste un petit rappel, notre temps est tellement plein de choses…!

Bonjour à toutes et tous,

Chaque année, on aime se retrouver après Pâques pour un gouter récréatif ouvert à tous.

Prolonger cet après-midi d’une soirée, après la messe de 18h à Ste Catherine qui réunirait les membres des associations chrétiennes

œuvrant pour les plus pauvres, démunis, persécutés d’ici et d’ailleurs, serait l’occasion de se retrouver entre bénévoles des associations concernées.

Chacune des associations pourrait faire un petit exposé de ses actions, projets et préoccupations.

Un débat pourrait suivre et ensuite un partage de repas

Ouvrir cette soirée à des sympathisants serait également une façon d’alimenter nos réflexions.

 

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Présentation du Secours Catholique local

(Une soirée d’information est prévue le 21 novembre à partir de 17h – 17 rue Alphand – Briançon)

Le Secours Catholique local agit sur trois domaines d’activités :

Brin de Causette : 17 rue Alphand, salle Ste Thérèse. Ouvert de 14h à 16h Mardi et jeudi

Accueil, écoute, aide, accompagnement et partage d’un moment convivial autour d’un café :

Ceci représente 2100 visites annuelles, 650 aides pour un montant de 12000€/an, 1000 colis/an de distribution alimentaire ou de première nécessité, et la proposition des Vacances/familles, Micro-crédit, Prêts remboursables,…

Boutique solidaire du Square : place Eberlé, ville haute. Ouvert de 14h à 16h30 les lundis et mercredis.

Des bénévoles recueillent et trient vêtements, linges, vaisselles, petits objets, donnent aux plus démunis, vendent à petit prix (le total des ventes représente 17% des aides financières accordées)

L’antenne de l’Argentière-la-Bessée, présente au Centre social – rue St Jean, ouverte le mardi de 14h à 16h propose les mêmes aides et services, en relation avec « Brin de Causette »

L’ensemble de ces 2 activités fonctionne avec 24 Bénévoles (4500 heures de bénévolat/an)

L’Accueil de Jour en Briançonnais : Ce service voulu par l’Etat, mais géré conjointement avec la Croix-Rouge et la MJC, est hébergé provisoirement par la Paroisse au 17 rue Alphand, salle Ste Thérèse, en attendant la mise à disposition de locaux communaux.

Ouverture tous les matins ouvrables de 8h à 11h45 : un accueil convivial pour toute personne isolée ou en situation de précarité. Un lieu d’accueil et d’accompagnement vers les ressources locales administratives, sociales et associatives permettant d’engager un processus d’amélioration de leur situation et celle de leurs proches.

– déjeuner, journal quotidien, ordinateur et accès internet, documentation sociale, jeux de table

– permanences assurées par une salariée « emploi d’avenir » et des bénévoles (12).

– Nombre de visites mensuelles : 200

 

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Conduite à tenir face à la maltraitance

    Dans le cadre des activités auprès de mineurs (AFV, camps, accompagnement scolaire, …), bénévoles ou salariés peuvent se trouver face à des situations d’enfants victimes de maltraitance. La diversité des situations est grande. Aussi, le département Solidarités Familiales, souhaite redonner quelques principes sur la conduite à tenir dans ces cas difficiles. Elle s’impose à tous, bénévoles et salariés, du Secours catholique.   Le Département Solidarités Familiales est responsable du suivi de ces situations en lien avec le département juridique et l’appui d’un cabinet d’avocat et doit être averti de toute démarche ou signalement des délégations.     Postulats de départ :

  • Notre priorité, c’est l’enfant, et sa famille. Il nous appartient donc d’être collectivement attentif à la situation des enfants accueillis et de leurs familles, et d’être à l’écoute des difficultés qu’ils peuvent rencontrer avec des adultes. Nous engageons dans cet accompagnement notre responsabilité personnelle, mais également celle de notre association.
  • Il est important de ne pas garder pour soi les interrogations ou questions que l’on se pose concernant la situation d’un enfant. Il faut toujours en référer soit à son responsable d’équipe, soit à son animateur ou à son délégué. Ces questions sont trop graves pour agir seul : vous ne devez sous aucun prétexte réagir immédiatement ou sous le coup de l’émotion. Il faut évaluer et prendre les décisions en équipe et avec les membres du bureau de la délégation.

 

  • La loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance, définit la maltraitance comme étant toute action commise par un adulte qui porte atteinte au « développement physique, affectif, intellectuel et social de l’enfant ». La maltraitance concerne tout enfant en danger ou en risque de l’être.
  • Il est important d’écouter et de respecter la parole de l’enfant. Un enfant qui dénonce un adulte n’agit pas à la légère. Si les faits dénoncés se révèlent inexacts par la suite (après enquête des services compétents), la démarche de l’enfant est, de toute façon, le signe d’un malaise. Dans tous les cas, il faut donc prendre en compte la parole des enfants ; il s’agit d’un élément fondateur de notre démarche éducative.
  • Prendre position dans une situation de maltraitance, nécessite toujours de considérer la situation globale et familiale de l’enfant. Notre mission d’accompagnement nous engage auprès des parents des enfants, comme des familles de vacances familles. Quel que soit l’issue des démarches (signalement ou non), nous n’avons ni à juger, ni à enquêter, mais à rechercher le bien de l’enfant. Cette prise de position peut être délicate et il faut veiller à ne pas décider seul.

PRATIQUEMENT :   Que faire en cas de doute ? Quand des doutes apparaissent concernant le comportement d’adultes vis-à-vis d’enfants, à partir de faits ou de paroles d’enfants, deux types de démarches sont mises en place par la loi : l’information préoccupante et / ou le signalement.   L’information préoccupante est à faire auprès des services sociaux habilités1 par le Conseil Général. Cette procédure permet de privilégier l’accompagnement des parents plutôt que le placement immédiat de l’enfant. Dans ce cas, l’intervention de l’autorité judiciaire est subsidiaire.   Le signalement, lui, se fait auprès de l’autorité judiciaire. Le recours à l’une ou l’autre des procédures dépend de la gravité des faits. Le signalement est la procédure à suivre en cas de situation à caractère d’urgence et/ou très grave (par exemple, si l’enfant a subit des sévices sexuels).      Lien avec le département Solidarités Familiales au Siège  Le département doit être averti préalablement de toute démarche pour évaluer la gravité des faits, les démarches à effectuer, vous soutenir et vous aider dans la réflexion. Et ce quelque soit le moment de l’année (en effet, les faits peuvent apparaître lors des bilans, après l’été). Une permanence téléphonique pour les délégations (pas pour les familles de vacances) existe 24h sur 24h au 06.88.21.44.76 durant toutes les vacances scolaires. En dehors de ces périodes, le département est joignable au 01.45.49.74.06 ou par mail dept.solidaritesfamiliales@secours-catholique.org     Qui doit ou peut faire les démarches ? Depuis le 8 avril 1999, « les bureaux des délégations, sous la responsabilité du Président de délégation, sont chargés d’effectuer les signalements d’enfants maltraités aux autorités judiciaires et administratives de leur département » (cf. Note de service N°4 du 8 avril 1999).   Devoir de réserve obligatoire en cas de procédure !!! Il est impératif que bénévoles et salariés aient un devoir de réserve en cas de procédure.   En effet, prévenir une personne mise en cause, dans une affaire de maltraitance, ou son entourage proche, qu’un signalement a été produit, représente une infraction au Code Pénal (délit d’entrave). De la part d’un salarié, c’est également une faute professionnelle.   De même, dans le cadre particulier de l’organisation de l’Accueil Familial de Vacances, si une délégation est amenée à avertir une famille de vacances de l’ouverture d’une procédure à l’encontre d’une personne proche de l’enfant accueilli (ses parents, beaux-parents, oncles, tantes, cousins…), il lui est fait interdiction à la famille de vacances d’en parler à l’un des membres de la famille de l’enfant concerné.   Comment faire ? Il convient toujours, sauf urgence ou mise en danger immédiate de l’enfant, d’en parler en équipe et avec son responsable. Ensuite il s’agit d’en parler avec le département Solidarités Familiales au siège et définir ainsi la meilleure façon d’agir, au regard de chaque situation. Si vous êtes amenés à rédiger un signalement ou une information préoccupante, une note de conseil de rédaction de signalement est à votre disposition auprès du département Solidarités Familiales.   Par ailleurs, il faut distinguer les situations où la personne, mise en cause par le signalement, est liée au Secours Catholique, et celles où il s’agit de l’entourage de l’enfant (sans lien avec notre association).   1er cas : Si la personne mise en cause est liée au Secours catholique, nous devons prendre les deux mesures suivantes : .La délégation concernée, en lien avec le Département Solidarités Familiales doit avertir la personne, par courrier, que sa participation aux activités du Secours Catholique est provisoirement suspendue. Ceci doit être fait avec la plus grande prudence, dans le respect du principe de présomption d’innocence. De plus, toute mesure doit être prise afin que cette interdiction soit effective, et ce n’est pas toujours facile. .Le Secours Catholique portera plainte avec constitution de partie civile[1], le plus tôt possible, et systématiquement, au motif que la personne a abusé de la confiance de notre association. Cette procédure sera mise en œuvre par le Siège National quel que soit le statut de cette personne, au sein du Secours Catholique, de l’Eglise ou de la société civile. 2ème cas : Si la personne mise en cause ne fait pas partie de notre association : Nous nous devons de respecter la procédure en cours. Nous pourrons être amenés à apporter notre témoignage auprès des services judiciaires.   Dans les deux cas, il ne faut pas intervenir dans l’enquête, ni essayer d’aider cette personne, même si cela est fait dans les meilleures intentions. En effet, ceci risquerait d’être interprété comme une entrave à la progression de l’enquête. Non seulement, cela risque de mettre en cause la responsabilité pénale de celui ou celle qui manifesterait une bonne volonté débordante, mais également, si cela se produit dans le cadre des activités du Secours Catholique, cela engagerait la responsabilité pénale du Président national du Secours Catholique. Le Secours Catholique est une association unique ; en conséquence les signalements au Procureur de la République de situations dans lesquelles l’association est impliquée, et qui risqueraient de nous amener à nous porter partie civile, doivent être obligatoirement portés à la connaissance du Département Solidarités Familiales (copie de l’ensemble des pièces du dossier) et seront prioritairement suivis par le Siège National en lien avec la ou les délégation(s) concernée(s).   En effet, seul le président national est habilité à ester[2] en justice, au nom de notre association. Face à ces situations, souvent difficiles, nous savons que nous pouvons compter sur vous tous. Nous restons à votre disposition pour toute question ou besoin.   En vous remerciant pour votre disponibilité et votre dévouement auprès des enfants et leurs familles, nous vous redisons, chers amis, notre amitié et notre confiance dans la qualité de vos actions.   Bernard SCHRICKE Directeur de l’Action France et Europe                     [1] La constitution de partie civile devant les juridictions pénales est le fait qu’une victime (en l’occurrence le Secours Catholique) demande réparation des dommages matériels, psychologiques ou de tous autres préjudices qu’elle a subis.   [2] Ester en justice : poursuivre une action en justice comme demandeur ou comme défenseur.

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