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PENTECOTE :

L’esprit de Dieu

« Au delà de toute apparence,chaque être est infiniment sacré et mérite notre affection et notre dévouement » Pape François

L’esprit de Dieu

Départ du Père Engilberge, ancien curé de Monetier, vers  Celui qui était le sens de sa vie, Dieu.

Fils de Prosper Engilberge et de Marie, née Granet, Paul Engilberge est né le 29 mai 1927 à Vallouise. Ordonné prêtre le 27 juin 1954, il est nommé surveillant au petit séminaire. En 1963, il devient vicaire à Saint-Bonnet-en-Champsaur, puis aumônier diocésain du MRJC en 1966. Un an plus tard, il est chargé de la Maison de la Direction des Œuvres, de la coordination des mouvements de jeunes et de la liaison avec les mouvements d’adultes. Économe de Notre-Dame du Laus en 1973, il retourne en paroisse en 1981, nommé membre de l’équipe sacerdotale de Briançon, avec résidence à Saint-Blaise. En 1990, il est déchargé de sa responsabilité de curé de Montgenèvre, La Vachette, Val-des-Prés et Les Alberts, pour devenir curé du Monétier-les-Bains, Le Casset, Les Guibertes et Le Lauzet. En 2006, atteint par la limite d’âge, il est déchargé de toutes ses responsabilités et réside à Vallouise, sa commune natale.

Ses obsèques ont eu lieu ce jeudi 17 juillet, à 15h00, à Vallouise.

Saut de puce ( il reste dans le diocèse) pour le Père André Giriez , curé de La Grave et de Monetier, entre autres charges,qui s’en va à Laragne : une double vocation : prêtre et médecin

Départ de Bertrand pour Tamanrasset

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Va , Bertrand,   ta bonté fera fleurir le désert

Ce n’est pas ici ni maintenant que je vais vous présenter et vous définir la mission confiée au père Bertrand Gournay ; je le ferai tout à l’heure[1]. Mais je voudrais dire merci à Dieu, à vous, au diocèse de Gap et d’Embrun, et à votre évêque, pour avoir bien voulu l’envoyer et le confier à cette autre Église diocésaine du Sahara algérien. Mon lien avec ce diocèse de Gap et d’Embrun est une longue histoire ininterrompue depuis 1962, année où j’ai fait mon noviciat chez les Pères Blancs, dans le grand séminaire de Gap. Je vois dans cette longue histoire un beau signe de la fidélité de Dieu. Ce n’est donc pas par hasard que je me trouve ici ; ce n’est pas par hasard que j’ai rencontré le père Bertrand. Ce n’est pas par hasard que je l’ai invité à venir rejoindre notre petite Église saharienne. Ce n’est pas par hasard que votre évêque l’envoie. Si c’est par hasard, alors je dirais ce que m’a confié une petite sœur de Tamanrasset : « Tu sais Claude, le hasard, c’est Dieu incognito ». Alors, si c’est le hasard, je le définis de cette façon.

Mais revenons à cette Parole de Dieu que nous venons d’entendre : la lecture de l’Ancien Testament nous trace un récit d’exil ; exil d’un peuple qui a connu ses heures de gloire et le succès de ses conquêtes. Un peuple qui, dans les aléas de l’histoire, connaît la décadence, l’échec puis l’exil. Le conquérant ne laisse sur place « que la population la plus pauvre ». J’aime toujours essayer de relier la Parole de Dieu avec ce que nous vivons. Et c’est bien pour cela que nous lisons cette Parole. Cet exil du Peuple de Dieu, du peuple choisi, du peuple d’Israël, peut nous sembler lointain. Et pourtant… regardons autour de nous. Notre Église de France – comme beaucoup d’autres – n’est-elle pas en train de vivre elle aussi un véritable exil. Je ne parle pas qu’un exil qualitatif… mais d’un exil numérique, qui nous saute aux yeux. Il faudrait être aveugle ou se mettre la tête dans le sable (il n’y en a pas beaucoup ici !) pour ne pas le percevoir.

Rien ne sert de gémir sur le passé, sur le temps des églises pleines, des cours de caté nombreux, des statistiques, des registres de catholicité bien remplis. Simplement, vivons le temps qui nous est donné à la lumière de l’évangile, à la lumière de la Parole de Dieu. « On ne laisse sur place que la population la plus pauvre » : la fragilité, la nôtre, celle que nous connaissons aujourd’hui, peut être une grâce, un don de Dieu, un moment favorable à saisir. La faiblesse dans laquelle nous vivons comme communauté chrétienne peut être un appel à nous mettre à l’écoute de la volonté de Dieu pour aujourd’hui.

Jésus nous le rappelle dans l’évangile d’aujourd’hui : l’important n’est pas de crier le nom du Seigneur à gorge déployée, ni de multiplier nos agitations, si pieuses ou humanitaires soient-elles. Mais il s’agit, nous dit Jésus, « de faire la volonté de mon Père qui est dans les cieux ». Est-ce la volonté de Dieu que nous cherchons ? Le départ du père Bertrand est-il dans la ligne de cette volonté de Dieu ? Question tout à fait d’actualité, n’est-ce pas, pour cet aujourd’hui qui est le nôtre ! Je ne risquerais pas un « oui » absolu, inconditionnel, mais un « oui » qui jaillit de ma foi fragile.

J’ai senti chez quelques-uns d’entre vous comme un regret… mais jamais une déception. Regret normal de la part de votre évêque qui l’envoie. Regret aussi de ma part de vous « le voler » ! Ce regret n’est-il pas le signe d’un attachement tout légitime ? Mais il y a plus grand que ce regret : c’est la certitude et la joie de savoir que nous sommes dans la main de Dieu et sous le signe de sa volonté. Et c’est cette douce et pacifiante certitude qui nous amène ici pour un grand merci, une action de grâce, l’expression d’une grande gratitude envers ce Père qui est dans les Cieux.

Laissons derrière nous les regrets dont je parlais tout à l’heure, et entrons dans ce grand merci à Dieu. Pour moi, ce merci à Dieu est un merci à vous ! Peuple de Dieu fragile de Briançon, vous venez ainsi en aide à cet autre peuple fragile de Tamanrasset. Nous scellons ensemble une alliance, non pas celle de nos forces, mais celle de nos fragilités et de nos précarités. « On ne laissa sur place que la population la plus pauvre », avons-nous lu tout à l’heure dans le livre des Rois. Notre pauvreté est bien le lieu où s’inscrit la volonté de Dieu. Je crois humblement que l’envoi du père Bertrand à Tamanrasset est bien dans la ligne de cette volonté de Dieu. Je le dis du fond du cœur et je sais qu’en le disant je rejoins aussi cette humble certitude qui vous habite.

Merci à vous, peuple de Dieu de Briançon, du diocèse de Gap et d’Embrun. Merci à votre pasteur et évêque. Merci à Bertrand d’avoir dit oui. Merci à notre Père des Cieux de continuer à nous accompagner aujourd’hui et demain. Amen !

Mgr Claude Rault
Évêque de Laghouat-Ghardaïa

 

 

 

LE PAYSAN DANS LE CIEL

Conte de Grimm – traduction Frédéric Baugry

Il mourut une fois un pauvre bon paysan qui vint à la porte du paradis. En même temps mourait un riche, riche seigneur qui monta aussi au ciel. Saint Pierre arriva avec ses clefs, ouvrit la porte et fit entrer le seigneur; mais sans doute il n’avait pas vu le paysan, car il le laissa dehors et ferma la porte.

Le paysan entendit la joyeuse réception que le ciel faisait au richard avec le chant et la musique. Quand le bruit se fut apaisé, saint Pierre revint et fit entrer enfin le pauvre homme. Celui-ci s’attendait qu’à son entrée le chant et la musique recommencent. Mais tout resta tranquille. On le reçut de bon cœur, les anges allèrent au-devant de lui; mais personne ne chanta.

Il demanda à saint Pierre pourquoi la musique n’allait pas pour lui comme pour le riche,. et si la partialité régnait au ciel comme sur la terre. « Non, lui répondit le saint, tu nous es aussi cher qu’aucun autre, et tu goûteras, tout comme celui qui vient d’entrer, les joies du paradis; mais vois-tu, des pauvres paysans comme toi, il en entre tous les jours ici, tandis que des riches, il n’en vient pas un tous les cent ans. »

 

 

 

 

 

 

3 réponses à ACCUEIL

  1. Bernard Helburg dit :

    La peur commence par ce qu’il est convenu d’appeler « le respect humain ». Peur de déranger…, on se retient donc de solliciter le voisin, on crée des distances. Essayez, vous aurez la surprise de le trouver tout satisfait d’avoir été sollicité. Et s’il se trouve lui-même dans la peine, c’est vous qui serez surpris d’avoir pu lui venir en aide sans l’avoir spécialement voulu ni programmé.
    Tant pis pour la société consumériste, à laquelle vous auriez acheté ce qu’il vous manquait !
    N’ayez pas peur, ça marche.
    N’ayez pas peur non plus de dire votre avis et de l’exprimer par des actions. À travers le vote par exemple. Ça sert toujours à quelque chose, les petites gouttes font les grosses rivières. Vos torrents de montagne vous enseignent bien quelle peut être leur puissance à certains moments…
    Le danger ? Pour le torrent, c’est de se laisser canaliser. Pour nous, c’est de se laisser formater.
    Cordialement.

  2. Paul Blanchard dit :

    La peur peut enlever à l’homme toute envie de se battre et de lutter contre un danger.

  3. Jacqueline dit :

    Je ne comprends pas ou ne trouve pas la moralité de cette histoire ? Pouvez-vous m’éclairer, SVP ?
    Je dois avoir un esprit fermé.
    Merci d’avance de me répondre.
    Jacqueline

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