ACCUEIL


Briançon, le 8 juin 2016

En novembre 2015, la mobilisation des cœurs et des moyens a été particulièrement riche, lorsque, répondant à la sollicitation de l’État, Commune, Associations nombreuses et diverses, Instances de la société civile, Confessions religieuses, personnes individuelles, se sont rencontrées et ont œuvré pour vivre un projet éminemment humanitaire dans l’accueil des migrants tout droit débarqués des enfers de Calais.

Aujourd’hui, la réalité décrite par le collectif « Pasennotrenom-Briançon », quant au devenir des personnes accueillies ces derniers mois, nous désole et nous attriste profondément.

Cette humanité bafouée dans les personnes au devenir si précaire, cette humanité « congédiée » dans la figure de tant de citoyens engagés sur un accueil à visage fraternel, et dont l’enthousiasme est ainsi violenté, nous contraignent à dénoncer ces déplacements vers le CADA de Marseille comme un non-sens au regard de l’humanisation que représente l’effort conjugué de tant de personnes.

En Mars 2016, le collectif inter religieux « Ensemble Vivre » du Briançonnais communiquait ainsi :

« La présence des migrants et des réfugiés vient bousculer notre quotidien.

Mais nous partageons la conviction qu’un chemin est possible et nécessaire pour vivre les réalités migratoires comme un enjeu d’humanisation, pour ceux qui sont dans la détresse tout autant que pour nous-mêmes, pour peu que nous sachions nous aussi nous mettre en route (…) Si l’étranger est souvent ressenti comme une menace, une atteinte possible à l’identité culturelle, sociale ou religieuse de ceux qui l’accueillent, nous partageons la conviction qu’il peut aussi devenir présence critique capable de nous remettre en question et nous inviter à avancer avec lui sur ce chemin d’humanité ».

Aussi, nous en appelons à une révision des dispositions prises en ce moment, afin que prime cette humanité commune à tous, seul chemin de paix et de concorde au cœur même de notre société française.

 

Père Jean-Michel BARDET

Curé de Briançon

Vicaire Général du Diocèse de Gap et d’Embrun

Avec le soutien de Mgr di Falco-Léandri

Evêque de Gap et d’Embrun

meditations pae le Père qe Moncheuil

« Ne traitons jamais le Christ comme un objet de science

sur lequel il faudrait en savoir le plus possible pour être à même de mieux le comprendre. »

« Ce qui intéresse le théologien, c’est le devenir du Christ total depuis l’Alpha de la création jusqu’à la résurrection générale, en­visagé dans toute sa dimension cos­mique », écrivait alors le P. Sesboüé.

. Montcheuil com­mence par présenter l’Incarnation,préparée par la première alliance avec le peuple élu, avant tout comme un « mystère d’amour »

, « une descente de Dieu vers les créa­tures pour les rapprocher de Lui plus qu’elles ne l’étaient du fait de la créa­tion, pour les enrichir d’un don in­fini et provoquer leur amour en ré­ponse ». Puis il insiste sur la double nature, humaine et divine du Christ, avant de bien montrer ce dernier. « premier-né de l’humanité nou­velle» et «Révélation du Père ■ à la fois comme lien entre Dieu et nous et lien.entre les hommes entre eux.

La Rédemption apparaît alors aussi comme « mystère d’amour»,« restauration du genre humain dans la voie du salut », « activité divine continue ».

Et c’est là où notre jésuite s’éloigne de la fameuse « satisfaction vicaire », alors enseignée à l’époque ; cette dernière apparaissait « comme une dette payée en quelque sorte à la justice de Dieu, qui devait d’abord être ainsi satisfaite pour que nous puissions êtr epardonnés ». Mont- théorie qui suppose à tort que «Dieu par le péché (aurait) été atteint dans son être » et, donc, « implique une fausse idée du rapport du péché à Dieu », là où il ne faut voir qu’un amour infini où Dieu donne à l’homme ce qu’il a de plus cher, se donne lui-même, totalement et gratuitement. C’est d’ailleurs sur cette dimension-là que se termine l’ouvrage dans un court chapitre intitulé «Le mystère du Christ». Le jeune et brillant pro­fesseur de théologie commence à nous mettre en garde

: « Ne traitons jamais le Christ comme un objet de science sur lequel il faudrait en savoir le plus possible pour être à même de mieux le comprendre », avant d’affir­mer que « la connaissance du Christ est liée en nous à la charité », puisque cette dernière « est le tout du message de Jésus »!

 

Le conte du moine et du curé
Dans la campagne, un moine cheminait à pied. Il allait prêcher le Carême à la ville.
Le soir tombait, il était encore loin de la ville. Il fallait trouver un abri pour la nuit. Il a vu pas loin de sa route un petit village, où il pourrait demander l’hospitalité au curé. Celui-ci l’accueillit de bon coeur et lui offrit de partager son dîner.
Mais le pain de seigle, la tomme et la frênette de la cure lui parurent bien maigre pitance, même en Carême.
Ouvrant sa bourse, il demande donc à la bonne du curé d’aller acheter du pain et du vin.
Le curé est tout surpris de voir dans la bourse trois ou quatre louis d’or : «Vous avez fait vœu de pauvreté, mon Père ?»
Le moine acquiesce naturellement.
Le curé ajoute : «Dans ce cas, si nous nous mettons ensemble, nous faisons un bon religieux.»
«Pourquoi tous les deux ensemble ?»
«Parce que vous, vous avez fait le vœu de pauvreté et moi, je vis dans la pauvreté !»,

Deux aides

Rat qui n’a qu’un trou

vite croqué par le matou

Un paysan eut un jour un procès avec le seigneur.

Tout semblait perdu : l’affaire était délicate, le seigneur était dur.

Il fallait une aide au paysan, pourquoi pas un saint ?

Le paysan va donc à l’église et fait le tour des statues :

  • Saint Pierre avec ses clefs,

  • saint Roch avec son bourdon,

  • saint Jean et l’Agneau,

  • saint Antoine, pas le Grand, non, saint Antoine de Padoue,

  • saint Christophe portant l’Enfant,

et peut-être d’autres encore ! Mais dans le mauvais pas où il se trouvait, des saints avec des clefs, avec un bourdon, avec un agneau, que pouvaient-ils pour lui ?

Saint Martin retient son attention, un légionnaire romain, avec son glaive, mais il voit soudain saint Michel, avec sa lance, son casque, sa cuirasse et sous son pied, le dragon qui se tord ! Voilà un défenseur !

Il fait une courte prière, met une pièce d’argent, se signe et sort.

Mais, à peine sous le porche, il se ravise, retourne voir saint Michel et met une pièce, dans la gueule du dragon cette fois.

Le curé l’interpelle :

«Tu mets une pièce au diable ?»

« Monsieur le curé, dans mon cas, deux aides, une du ciel et une du diable, valent mieux qu’une ! »

 

 

 


 


La copie

Au moyen-âge, avant l’invention de l’imprimerie par Gutenberg, les monastères souvent faisaient œuvre de copistes. Dans le scriptorium, les moines recopiaient à la main les textes en particulier pour diffuser l’enseignement religieux.

Dans un de ces ateliers œuvrait un moine, jeune, d’une grande valeur spirituelle et plus attiré vers la contemplation que vers cette tâche qui lui semblait fastidieuse.

Un jour qu’il remettait une copie d’ouvrage au bibliothécaire, celui-ci s’aperçut que par distraction ou par rêverie, le copiste avait oublié des paragraphes ou sauté des lignes.

Il en fit la remarque au moine qui lui répondit :

« Que les gens agissent d’abord selon ce qui est écrit. Ils pourront alors revenir et je copierai ce qui manque ! »


images

3 réponses à ACCUEIL

  1. Girod dit :

    Merci pour ce super témoignage, qui sera pour moi et pour longtemps une source
    d’Espérance, preuve que malgré la tristesse et les difficultés l’AMOUR est plus fort que tout,même de la mort.
    Notre DIEU est celui de la VIE et personne n’est crédible s’il tue en son Nom.
    Merci à ce monsieur, qui va rejoindre ma prière d’une manière particulière.
    Odile

    1+
  2. mithieux dit :

    Très bon site.Très agréable à consulter.

    5+
  3. Paul Blanchard dit :

    quel plaisir de vous lire et d’entendre une message de satisfaction heureuse; le site est né de la conjonction du travail et de la passion de deux anciens , voire d’un ancien et d’un très ancien , persuadés qu’internet pouvait apporter une parole à ceux qui ne sont pas dans les églises , mais qui attendent un message pour vivre ; on fait ce que l’on peut ; encore un grand merci ; nos amitiés PAUL

    5+

Les commentaires sont fermés.